L'Aintriman le 6 Août 2017

7h00 ça y est on part direction Nantua.

8h15 nous sommes arrivés, ça a bien roulé et ce n’est pas loin. Je ne connais pas la ville de Nantua. Tu passes toujours au-dessus de ce grand pont d’autoroute qui te colle le vertige mais c’est tout ce que j’en retenais.

La ville me fait penser à un village EDF comme l’était construit il y a quelques années avec l’apparition des barrages.

Nous passons devant une fabrique de quenelles de Nantua. Rigolant sur le fait que nous en aurions au ravito à l’arrivée.

Nous trouvons facilement une place de parking au bord du lac.

Nous allons chercher notre dossard, j’ai le numéro 16. Nous avons un joli sweet « Ravenman » en cadeau participant.

Je trouve le parc à vélo tout petit. Nous serons près de 200 à prendre le départ de cette première édition.

9h00 petit repas avant course face au lac. On observe les bouées… Elles sont loin. Et oui une seule boucle pour faire 3km. Ça fait mal.

Le pire… c’est qu’on se dit qu’en course à pieds, on va avoir 3 tours du lac à faire. OUha !!! Ne pas y penser, c’est mieux.

Il y a du vent, l’air est frais. Mais la combinaison en natation est interdite. Ce qui m’arrange. Je préfère nager sans.

10h00 on est parti au parc à vélo. On pose toutes nos affaires et on se rassemble vers la plage. Jérôme du club, nous rejoints. On pense à faire une photo ensemble. Nous sommes trois du club à venir pour cette première édition. Fréderic (mon entraineur), Jérôme (qui prépare aussi Vichy) et moi.

11h00 Après le briefing super sécurité. Oui, il y a beaucoup de dos d’âne apparemment, la frayeur du discours du chef de course te prend aux tripes. Bref… On sent qu’il souhaite que sa première édition se passe bien.

On prend le départ. Enfin, un troupeau fait un faux départ. Et oui, bravo au petit malin qui a sonné une corne de brume au moment du compte à rebours.

Par chance, je ne suis pas partie. Les bénévoles ont du mal à faire revenir tous les nageurs. Allez c’est pas grave… ça caille qu’un tout petit peu.

11h07 le vrai départ enfin. Une ligne d’eau sépare les hommes et les femmes. Enfin, comme le dit l’animateur : « Les femmes et les handicapés de l’autre côté de la ligne !!!! » Génial….

Nous voilà parti pour 3 km dans un lac qui brasse. Je trace tout droit vers la première bouée. Dans l’idée : en faire le moins possible. Le courant n’est pas favorable pour aller chercher cette première bouée. Mais qu’est qu’il est beau ce lac avec sa couleur turquoise. Je me sens bien, j’ai de bons appuis. Mon esprit se perds de temps en temps comme à mon habitude sauf que là, j’en suis à regarder la forme des nuages quand je tourne la tête pour respirer. Ça va plus du tout.

J’arrive à la bouée jaune, il faut tourner à 90° pour traverser le lac maintenant.

Les choses se compliquent car le courant me déporte. Cette bouée orange ne sera pas facile à atteindre.

Et ça y est je suis sur le retour. Du coup, j’ai le courant qui me pousse un peu ça va.

Ma montre sonne toutes les 10min, je sais où j’en suis. Je me demandais si j’allais tenir les 1h00 sur les 3 km. Du coup, je sors de l’eau en 1h04. Satisfaite de mon chrono vu les vagues et le courant.

 

Transition 1 : Surprise de voir autant de vélo dans le parc alors que je m’étais bien sentie seule en natation. J’observe que pas trop de filles sont sorties de l’eau c’est bon signe.

 

Vélo : Allez hop, c’est parti pour 82km dans l’Ain.

Le début est roulant, je pense à bien m’alimenter. La natation a un peu entamé mes réserves énergétique. Le début, un peu piste cyclable n’est pas très pratique. Surtout le passage entre la barrière et le caillou. Va savoir pourquoi la grosse barrière n’était pas ouverte. Bref, je comprendrais plus tard pourquoi ils nous ont fait passer là.

Il y a du vent et beaucoup de vent. De quart Est au début, on l’aura vite de face.

La première bosse passe bien, elle n’est pas trop raide. Je me gère, je sais qu’il ne faut pas partir trop fort en début de parcours, je commence à retenir la leçon.

Il y a 2 bosses assez longues sur le parcours et une bonne partie roulante entre deux. En décomposant le parcours avec Loic et analysant les portions, je me suis dit que le vélo passerait vite.

Le paysage est magnifique, les gorges de l’Ain sont superbes.      

C’est dans la partie roulante que Jérôme me remonte. Ça tombe bien, j’avais la tête dans la lune. Du coup, tête dans le guidon, me voilà le suivre pendant 10 bornes. Ça m’a bien réveillé. Merci Jérôme.

Il m’a perdu quand les pourcentages se sont durcis. Il a un rapport poids/ puissance plus intéressant que le mien :)

La deuxième bosse arrive et je suis à sec, plus une goutte d’eau. Vu la chaleur, mes 2 bidons sont totalement insuffisant. En demandant à un signaleur si il y avait un ravito pas loin, il me dit dans 7km au sommet de la bosse… la galère. Mais il m’a dépanné et m’a rempli le bidon, ouf.

Dur dur cette montée avec des pourcentages à 7%. Le vélo de chrono est raide. J’ai un plateau en 39, je galère. Mais bon, je suis là en prépa pour Vichy donc je prends mon mal en patience. Sinon, au vu du profil, le vélo de route aurait été super. Je le tiens mieux dans le vent, souple dans les montées et nerveux en descente. Mais dans les parties roulantes poussées par le vent, je vais plus vite avec le vélo de chrono.

Le sommet de la montée est là, il me reste 15km de partie roulante pour atteindre le parc à vélo.

Ça roule tout seul c’est un vrai plaisir. Le parcours est sympa, je n’ai pas croisé beaucoup de voitures. Le rêve quoi.

 

 

 

Transition 2 : je pose mon vélo et enfile mes baskets. Et c’est parti.

Course à pieds : Allez c’est parti pour 3 tours du lac afin de couvrir un semi-marathon. J’ai choisi en vue de ma prépa pour Vichy de courir avec un kamelbak. Je n’ai jamais vu ça sur un triathlon, mais ce n’est pas interdit dans le règlement alors pourquoi pas. Je me suis fait 2 poches : une d’eau avec sirop de citron et une cuillère d’isostar longue distance comme j’avais dans mes bidons de vélo et une de coca sans bulle.

Loïc me tend le sac qui était resté dans la glacière jusque-là et c’est parti.

La première boucle : Je prends mes repères et décompose le parcours pour qu’il passe plus facilement.

Un moment on longe une grande route, c’est la partie la moins sympa du parcours. C’est là que je comprends pourquoi les organisateurs ne nous ont pas fait passer par là et misés sur la piste cyclable, il y a une circulation de fou.

Une petite descente vers la pointe du lac et on arrive dans un parc. Le ravito est sec, ils n’ont plus une goutte d’eau.        

On longe une route avant de tourner puis traverser la voie ferrée. Deux ou trois bifurcations plus loin, on passe sous la voie ferrée avant de rejoindre les bords du lac. Et faire les 2km de retour.

Un bracelet et c’est reparti pour une autre boucle. Mon parcours est bien décomposé dans ma tête, ça passe bien.

 

2ème boucle : Mes points de repère me permettent de me localiser sans penser à la distance à courir. Les seuls moments où je regarde ma montre pour voir la distance, c’est pour décompter ce qu’il me reste à faire pour atteindre cette ligne d’arrivée.

Il y a du monde qui est venu se baigner. Il faut pas mal slalomer. Je ne sais pas si les gens avaient compris qu’il y avait une course.

Je croise Loïc pas loin du camion, il me donne une poche de Red bull que je m’étais préparé. Je la gardais pour le dernier tour. Un petit encouragement de Loïc et Fred au passage, ça fait du bien. Je leur dit que je suis collée. Je n’ai pas de jambes. Ils me disent que ce n’est pas grave…

Le weeek-end d’avant lors d’une sortie course à pieds, j’ai bu aux fontaines de Cervens et de Perrignier. Résultat, j’ai dû choper une bactérie qui m’a mis à plat tout le week-end. Dans la semaine, j’ai senti que j’ai eu du mal à récupérer et surtout j’ai loupé deux sorties longues dans mon programme d’entrainement. Les jambes aujourd’hui, ne sont pas trop là.

2ème chouchou et ça y est j’attaque mon dernier tour.       

 

3ème boucle : ça y est c’est ma dernière boucle. Je redécompose le parcours dans ma tête et visualise chaque bénévoles que je vais croiser pour la dernière fois : Il y a le gars près du restaurant le long de la grande route, les secouristes avant la petite descente vers le lac, le gars dans l’angle de la pelouse avant le ravito, les deux jeunes du ravitos, La fille qui nous fait tourner le long de la route,  le gars le long de la route au niveau des travaux, le jeune avant de traversée la voie ferrée, la jeune fille le long des habitations, le monsieur qui siffle avant de tourner à gauche, les deux personnes qui nous protègent pour traverser la route, la fille avec sa visière Rose Ironman, les deux gars dans le passage étroit, le jeune au début du pont, la fille avec une énergie de fou à la sortie du pont, les trois près du rocher où on passait en vélo, la fille hyper souriante près des gens qui jouent à la pétanque, la dame dans l’angle de la pelouse près du lac, les trois personnes qui gèrent la foule près du glacier, les trois personnes aux chouchous et aux cinq personnes du ravitaillement. Je les ai tous. Je les ai remercié tous un par un, les remerciant d’être venu pour nous. En leur disant que si nous sommes forts c’est grâce à eux.  Ils m’ont dit qu’ils seraient là l’année prochaine. Je vous souhaite de les rencontrer.   

Cette dernière boucle est passée super vite avec pleins de belles émotions.

Je passe la ligne  d’arrivée en 6h43 !!!

Je suis FINISHER de la première édition de l’Aintriman.

 

Je reçois un joli tee-shirt : Ain’destructible !!!

L’animateur m’annonce 11ème féminine. Ouha, je suis super contente. Je savais que nous étions 28 au départ. Ma seule crainte du départ, que j’avais communiqué à Fred, était de ne pas finir dernière.

Cette aventure me conforte dans ma prépa pour Vichy. J’ai bouclé mon semi-marathon sans jambes en 2h07. Soit mon meilleur temps sur un half. De plus, vu les conditions difficiles en natation et le vent en vélo, je suis satisfaite de ma course.

 

Bilan de l’Aintriman :

Les points forts : Super orga. Super cadeau course et cerise sur le gâteau avec le tee-shirt à l’arrivée. Un cadre magnifique. Un parcours vélo somptueux. Une belle dynamique de communication.  Des bénévoles au top.

Petits points à améliorer : Un peu plus de ravitos sur le vélo surtout si il fait chaud. Deux ou trois flèches de plus sur le parcours vélo. Un repas à l’arrivée (un peu léger le ravito après un half). On n’a pas eu nos quenelles.

Je recommande ce triathlon. Il est super bien situé pour ceux qui font Vichy 3 semaines après.

Bon je vous laisse, je dois aller courir…

 

A très vite                       

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